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Fin de vie : un vote de conscience, une position constante.

Ce mercredi après-midi, en lecture définitive à l’Assemblée nationale, j’ai voté contre la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir.

Sur un sujet aussi intime, douloureux et profondément humain, je respecte naturellement les convictions de chacun. Je mesure les situations de détresse auxquelles sont confrontés certains malades et leurs familles. Mais ma conviction demeure inchangée : notre société doit tout faire pour accompagner la vie jusqu’au bout, soulager les souffrances et garantir à chaque personne une fin de vie digne et apaisée.

Ce vote est aussi nourri par mon histoire personnelle et par les épreuves traversées auprès de plusieurs de mes proches. Je sais ce que représentent la maladie, la douleur, l’épuisement des familles, mais aussi l’importance d’un accompagnement humain, médical et affectif jusqu’aux derniers instants.

Avant d’instaurer un droit à l’aide à mourir, nous devons garantir un accès réel et égal aux soins palliatifs partout en France. Aucun Français ne devrait avoir à demander la mort faute de pouvoir être correctement soulagé, accompagné ou entouré.

Compte tenu de la portée profondément humaine, éthique et sociétale de cette question, j’aurais également été favorable à l’organisation d’un référendum. Sur un sujet qui touche aussi directement à notre conception de la vie, de la dignité et de la solidarité, il aurait été légitime de donner directement la parole aux Français.

J’ai donc voté contre ce texte avec gravité, en conscience et en fidélité avec la position que j’ai toujours défendue : protéger les plus vulnérables, développer massivement les soins palliatifs et ne jamais abandonner personne face à la souffrance.