👨🌾🇫🇷 Aux côtés de nos agriculteurs.
Pour une loi d’exception! Urgente
Depuis des mois — et en réalité depuis des années — je suis présent sur le terrain, dans la 12ᵉ circonscription des Yvelines, aux côtés de nos agriculteurs et de nos producteurs.
Ce matin, j’ai retrouvé les représentants de Boissy-Sans Avoir, Les Alluets le Roi, Orgeval, Crespières, puis j’ai poursuivi ces échanges avec Arnaud Rousseau, président de la FNSEA.
Ce que j’entends est toujours le même cri d’alarme :
« On ne vit plus de notre travail. »
Ce que me confirme ma famille fermière bretonne avec laquelle j’ai échangé encore ce mardi matin.
Et ils ont raison.
Aujourd’hui, un agriculteur qui fait 100 de chiffre d’affaires :
• en reverse environ 36 à la MSA,
• puis l’impôt,
• puis les charges,
• puis les emprunts,
• puis le fonds de roulement pour pouvoir semer l’année suivante.
👉 Résultat : sur 100, il reste 40… qui ne sont même pas du revenu, mais l’argent nécessaire pour continuer à produire.
On appelle ça de la survie économique, pas une activité rentable.
Nous sommes entrés dans un effet ciseaux :
• les prix baissent,
• les charges explosent (énergie, engrais, normes, fiscalité).
Même à 210 € la tonne de blé, on ne couvre plus les coûts de production, qui ont bondi depuis 2021.
On est aujourd’hui 40 à 45 € sous le prix de revient.
Pendant ce temps :
• un agriculteur européen reçoit environ 180 € par habitant via la PAC,
• un agriculteur américain reçoit presque le double (390 euros).
Les États-Unis ont une stratégie.
L’Europe, elle, a une naïveté.
Et la France subit.
Avec le Mercosur, avec des normes absurdes, avec des importations produites dans des conditions interdites chez nous, on est en train de sous-traiter notre souveraineté alimentaire.
Et je le dis clairement :
👉 l’agriculture est une institution nationale.
Comme Notre-Dame, quand elle a brûlé, la Nation a su créer une loi d’exception, des procédures d’urgence, des dérogations, des financements massifs.
Parce que c’était un symbole de la France.
Nos agriculteurs le sont tout autant.
C’est pourquoi je propose :
🟢 une loi spéciale, une loi d’exception pour l’agriculture française,
qui permette immédiatement :
• d’alléger la pression fiscale et sociale,
• de protéger le revenu réel des exploitants,
• de sanctuariser leur capacité à produire,
• et de stopper la concurrence déloyale.
Si on ne protège pas nos agriculteurs aujourd’hui,
👉 ça tient à peine, et demain ça cassera.
Et quand l’agriculture casse,
c’est la France qui se fragilise.
Je serai, comme toujours,
aux côtés de celles et ceux qui nous nourrissent.
Pas en parole.
En actes. 🇫🇷🌾





