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Protéger les enfants est un devoir absolu. Les prédateurs, eux, ne doivent bénéficier d’aucune faiblesse de notre droit.
Ce mardi après-midi, à l’Assemblée nationale, j’ai voté en faveur de l’adoption en première lecture du projet de loi relatif à la protection des enfants. Un texte majeur qui renforce à la fois la prévention, la protection des mineurs et la réponse pénale face aux crimes les plus graves.
Deux avancées me paraissent particulièrement essentielles.
🔹 L’imprescriptibilité des crimes commis sur les enfants.
Parce que la parole d’une victime met parfois des années, voire des décennies, à se libérer. Parce que les traumatismes ne connaissent pas de délai. Parce qu’aucun enfant ne devrait être privé de justice au seul motif que le temps a passé.
C’est un message clair : la République n’abandonnera jamais les victimes.
🔹 L’article 11 du texte renforce également la répression des crimes sexuels les plus odieux.
Il permettra désormais aux magistrats de prononcer la réclusion criminelle à perpétuité pour les viols commis sur des mineurs de moins de 15 ans lorsqu’ils sont précédés, accompagnés ou suivis de tortures ou d’actes de barbarie. Il prévoit également de pouvoir appliquer cette peine lorsque des viols sériels ont été commis à l’encontre d’enfants. Face à ces crimes d’une gravité absolue, notre justice doit disposer des sanctions les plus fermes.
Au-delà de ces dispositions, ce projet de loi renforce le contrôle des personnes au contact des enfants, améliore leur prise en charge, sécurise leur parcours de vie et consolide les moyens de prévenir les violences.
Protéger les enfants n’est pas une option. C’est l’une des premières missions de la République. Aucune victime ne doit être oubliée. Aucun criminel ne doit espérer échapper à la justice.