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Résultat du vote concernant la proposition de loi visant à légaliser l’aide active à mourir
Sur les sujets qui touchent à la vie, à la mort et à la dignité humaine, il ne peut y avoir ni caricature, ni procès d’intention. Il n’y a que des convictions sincères, qui méritent toutes le respect.
Comme je m’y étais engagé, j’ai voté contre la proposition de loi visant à légaliser l’aide active à mourir, examinée aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
J’accueille le résultat de ce vote avec respect, mais aussi avec regret. En conscience, j’estime que ce texte modifie profondément notre pacte social et remet en question un modèle que la France a construit au fil des décennies, dont le développement des soins palliatifs constitue, à mes yeux, la pierre angulaire. Avant d’ouvrir un nouveau droit, nous aurions dû garantir à chaque Français un accès effectif à un accompagnement digne, humain et de qualité en fin de vie.
Je tiens à redire que ma position ne remet nullement en cause les convictions, les parcours ou les souffrances de celles et ceux qui pensent différemment. Chacun porte sur ce sujet une histoire personnelle qui appelle l’écoute, l’humilité et le respect.
À l’image d’un certain nombre de mes collègues parlementaires, parmi lesquels mon ami Charles Rodwell, je considère qu’une question aussi fondamentale, aussi intime et aussi profondément sociétale, aurait dû être soumise directement au peuple français. Un référendum aurait permis à chaque citoyen de prendre part à cette décision historique.
Sur un sujet d’une telle portée, la démocratie ne se serait pas affaiblie en donnant la parole aux Français. Elle en serait sortie renforcée.
@charlesrodwell_
@Prefet78