Ce mardi soir, j’ai participé à une réunion de travail à l’invitation du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, en présence du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez et de la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, aux côtés de près de 150 parlementaires, députés et sénateurs.
Comme l’ensemble des Français, je suis profondément bouleversé par le drame de la petite Lyhanna. Le pays est sous le choc. Le pays est en colère. Et beaucoup de nos concitoyens ne comprennent pas comment autant de défaillances ont pu se cumuler jusqu’à conduire à l’irréparable. (La Gazette France)
L’heure n’est ni aux postures ni aux polémiques. Elle est à la lucidité, à la responsabilité et à l’action. Nous devons identifier sans détour les failles qui ont permis qu’un tel drame survienne et en tirer toutes les conséquences, qu’elles soient organisationnelles, administratives, judiciaires ou législatives.
Depuis dix ans, les moyens consacrés à la Justice ont fortement progressé. Mais chacun constate sur le terrain que notre pays demeure confronté à des délais, à des engorgements et à des difficultés structurelles qui nourrissent l’incompréhension de nos concitoyens. (La Gazette France)
Notre devoir collectif est simple : faire en sorte qu’un tel scénario ne puisse plus se reproduire. Car lorsque la confiance dans les institutions vacille, lorsque les citoyens ont le sentiment que les alertes ne sont pas entendues, alors grandit la tentation dangereuse de vouloir se faire justice soi-même.
La République ne peut accepter cela. Elle doit protéger. Elle doit prévenir. Elle doit juger. Et elle doit, surtout, être à la hauteur des enfants qu’elle a la mission de défendre.



