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Soutien Agricole

Présent ce jeudi à l’assemblée générale de la FDSEA des Yvelines, aux côtés de la députée Béatrice Piron et de Pauline Winocour-Lefèvre, vice-présidente du Département en charge de la ruralité, j’ai tenu à réaffirmer mon soutien total au monde agricole.

Le discours d’Olivier Gousseau, président de la FDSEA des Yvelines, n’était pas un simple discours syndical : c’était un appel d’urgence. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Après trois années consécutives de revenus négatifs, le système céréalier est aujourd’hui à bout de souffle. En 2026, le coût de revient du blé est estimé autour de 230 €/tonne, quand le prix du marché tourne autour de 178 €. Autrement dit : plus de 50 € de perte par tonne. « Nous travaillons pour perdre de l’argent », a-t-il résumé. 

Dans le même temps, l’Europe continue d’empiler les contraintes :
• une nouvelle taxe carbone sur les engrais d’environ 80 € la tonne prévue en 2026,
• des hausses de redevances sur les produits phytosanitaires,
• et, à l’horizon 2027, une baisse annoncée d’au moins 20 % des aides de la PAC.
À cela s’ajoutent des importations agricoles qui ne respectent pas nos normes et des accords commerciaux qui fragilisent encore davantage nos filières. 

Le constat est brutal : en quinze ans, la France est passée de 600 000 à 300 000 agriculteurs, alors qu’un agriculteur fait vivre cinq emplois indirects. Derrière ces chiffres, c’est toute la ruralité qui vacille. 

Face à cette situation, nous devons agir. Une loi d’urgence agricole arrive : je la soutiendrai, je la pousserai et je la voterai. Parce que protéger nos agriculteurs, c’est protéger notre souveraineté alimentaire. Et parce que la souveraineté française ne peut pas se construire en affaiblissant ceux qui nous nourrissent.

Je suis à leurs côtés depuis toujours, à Paris comme dans les Yvelines, et je continuerai de l’être. L’agriculture n’est pas un secteur parmi d’autres : c’est une colonne vertébrale de notre pays.

« Pas de pays fort sans paysans forts. »